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Les RAFLATAC sur tous les fronts

 Patrick Louis au Parlement européen l'intersyndicale de la papeterie de Pompey. 

L'intersyndicale de la papeterie de Pompey sera reçue aujourd'hui à Matignon. Les Raflatac sont engagés dans des consultations tous azimuts. Hier, ils ont rencontré le préfet Hugues Parant assisté du directeur départemental du travail.

"Nous leur avons expliqué la situation. M. Parant nous a semblé sceptique sur la pérennité de I'entreprise", remarque Daniel Crugnola, délégué CFDT et membre de l'intersyndicale,
laquelle est à l'origine de toutes ces démarches unitaires.

Cette entrevue a eu lieu lundi à 16h et hier mardi, les mêmes étaient reçus à la même heure à Strasbourg au Parlement européen, où ils ont sensibilisé plusieurs députés européens à leur désarroi. Dont Patrick Louis, député du Rhône, et Philippe de Villiers (à qui ils ont demandé audience vendredi, et obtenu le rendez-vous en 48 heures). Le député vendéen les a assurés de son soutien et qu'il porterait la bonne parole aux ministres qu'il rencontrerait, dont Nadine Morano, seule lorraine de l'équipe gouvernementale. "Mais qui est aussi la seule à n'avoir pas donné signe de vie depuis l'annonce des licenciements", remarque le syndicaliste, avec un brin d'amertume.Celui-ci sera reçu avec ses collègues ce
mercredi à 11h15 à Matignon, par I'ancien député de la circonscription, Claude Gaillard, conseiller emploi de François Fillon. Les papetiers seront accompagnés, par le maire de Pompey, Laurent Trogrliq et le successeur de Claude Gaillard: Valérie Rosso-Debord.
Autre nouvelle importante, le départ inopiné hier après-midi du préfet Hugues Parant pour Paris, après avoir annulé tous ses rendez,-vous. Il devait y rejoindre  M. Vanhanen, président de la section produits spéciaux d'UPM, qui comprend le groupe Raflatac (filiale d'UPM), ainsi que Marc de Saint-Pol, directeur de l'usine de Raflatac-Pompey, afin de rencontrer ensemble les chefs de cabinet de trois ministères.

De mauvais résultats financiers

Ces consultations devraient se poursuivre aujourd'hui. Le préfet aimerait qu'UPM prenne
des engagements concrets sur le long terrne qu'il ne fermera pas l'usine, estime Daniel Crugnola. On apprenait cependant hier que le même groupe UPM annonçait de mauvais résultats financiers pour le quatrième trimestre de cette année, contrairement à ce à quoi il s'attendait il y a encore quelques semaines, avec du chômage technique à la clé, en raison d'une demande décroissante et une baisse des livraisons. C'est dans ce contexte que s'inscrivent ces démarches, à un moment où le gouvernement met la pression sur les chefs d'entreprises qui poursuivaient des délocalisations alors que le pays entre en récession et que la situation de l'emploi se dégrade très rapidement...

Guillaume MAZEAUD pour l'EST REPUBLICAIN le 17.12.2008