Président, chers collègues,
Dans le cadre de nos cultures où ce sont déployés l'Etat de droit et les droits de la personne humaine, il est bon de défendre les droits de l'individu minoritaire mais il est vite hasardeux de légiférer sur les droits des minorités non nationales en tant que communautés.
-Pour régler les questions liées aux minorités non nationales, et je limiterai mon propos à celles-ci, l'approche communautariste est dangereuse car elle sera inévitablement destructrice de la cohérence de nombreuses Nations européennes.
-Dans l'Etat de droit, la régulation du vouloir vivre ensemble doit rester de la compétence nationale. Dans celui-ci, la majorité ne peut être l'adversaire de la minorité à moins de douter définitivement de la démocratie.
Devant la misère ou la menace, certains doivent fuir leur pays d'origine et cherchent refuge. Le choix de l'asile est une sorte de vote avec les pieds. Il est devenu heureusement un droit fondamental. Mais comme tout droit sa contrepartie est un devoir. En l'occurrence c'est celui de se plier aux règles, langue et usages du pays qui reçoit.
- Le droit d'asile est précieux car c'est un droit inhérent à la personne humaine, il ne légitime pas la naissance d'un droit communautaire. Même si l'on appartient à une minorité, l'allégeance ultime doit toujours rester celle que l'on donne au pays où l'on s'installe.
- Il est illusoire de croire que la juxtaposition de communautés de passage, de mémoires séparées font un pays. Avec la durée cela fait tout juste un champ d'indifférences ou de batailles.
Le pays d'accueil, on l'aime ou on le quitte: telle est la responsabilité née de la liberté d'aller et venir.











