Mais il ne s'agit pas d'une simple organisation internationale de plus, comme l'ONU sait si bien les multiplier. En effet, l'OMC est dotée d'un organe de règlement des différends auprès duquel les Etats qui s'estiment lésés peuvent porter plainte. Si la France et l'Europe voulaient défendre leur agriculture ou empêcher les produits chinois de mauvaises qualités et dangereux d'entrer sur leur territoire elles ne le pourraient plus puisque l'OMC peut les sanctionner. Il serait illusoire de penser que la France a encore une quelconque influence au sein de cette organisation puisqu'elle n'y est même plus représentée! C'est en effet, l'UE qui siège en tant que représentante des vingt-sept Etats membres.
L'échec du cycle de Doha consacré au développement est l'expression même de la défaillance d'un système qui semble désormais hors de tout contrôle. Jimmy Goldsmith le disait déjà, l'économie de liberté est la meilleure des choses, mais dans des zones ayant des productivités équivalentes. En clair, on ne peut appliquer les mêmes règles entre pays européens et entre l'Europe et la Chine !
Quant à la mondialisation, s'il ne s'agit pas d'un phénomène récent, elle n'a jamais été autant remise en cause que ces dernières années. Déjà, certains pays comme l'Argentine ou l'Afrique du Sud se sont réunis dans le groupe "Nama 11" dans le but de refuser d'abaisser leurs droits de douane pour protéger leurs industries naissantes face aux puissantes multinationales du Nord. La résurgence d'idées protectionnistes porte un sérieux coup aux valeurs que promeut la Commission européenne et son libéralisme forcené.
Alors que le monde entier, Etats-Unis en tête, protège son marché intérieur, l'Europe fait figure d'exception en s'obstinant à supprimer toute forme de frontières, intérieures et extérieures.











