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La mondialisation heureuse grâce aux nations

Cette année, les mois en « R », en plus d’être ceux des huîtres, pourraient être ceux d’un vrai débat sur le mondialisme… Car il faut admettre que lorsque les élus de gauche invitent au patriotisme économique, les signes sont tout aussi cocasses que positifs !
 
 

Ne confondons pas mondialisation et mondialisme, c'est-à-dire étendue du marché et universalisme.
La mondialisation doit entièrement son existence aux nations : c’est grâce aux histoires distinctes des pays que les savoir-faire se sont différenciés, et que les échanges de richesses ont initié des rapports internationaux. La route de la soie avait déjà créé des liens de paix entre la Rome antique et l’Asie au IIème siècle av. J-C.

Entrés aujourd’hui dans une économie en mouvement, nous connaissons un nouveau rapport au temps et à l’espace : le monde s’est virtuellement réduit à la taille d’un village, d’un village planétaire. Et le mondialisme nous a fait croire, à tort, que ce dépassement des Nations signifiait aussi son obsolescence. Mais supprimer les Etats, c’est supprimer les richesses créées grâce à ce cadre étatique.
 

C’est cette machine mondialiste qui a souhaité bousculer le rythme économique pour alimenter la société de l’abondance. C’est elle qui a laissé la finance s’emballer :
- Par l’endettement généralisé des Etats, des banques et des particuliers
- Par la généralisation d’un financement risqué, fait de titrisations et de hedges funds, qui ne sont pas des partenariats humains et sont donc le contraire de l’investissement.
 

Les mots des responsables eux-mêmes sont une fois n’est pas coutume les plus précis, et ceux de l’américain Greenspan sont cinglants : « Comment avons-nous pu nous tromper autant ? ».
Ces flots incessants de transfert de compétences à l’Union Européenne, à l’OMC, au FMI, à la Banque mondiale se sont tous basés sur une hypothèse de supranationalité et d’hégémonie américaine et que l’on sait aujourd’hui fausse !
 
Heureusement, comme la langue japonaise a l’élégance d’employer le même mot pour signifier crise et nouveau départ, nous pouvons sortir grandis de cette récession si nous rendons la compétence aux Etats pour assainir, surveiller, mais aussi inciter l’économie.
 

A nous d’orienter notre action politique future et nos institutions dans ce sens. Et comme la légende d’Astérix parlait d’un village gaulois résiste à l’envahisseur, soyons à notre tour, grâce au retour des nations, un village planétaire qui résiste à la tentation du capitalisme fou.