Aujourd'hui une bonne partie des lois votées par le parlement français est inspirée des directives européennes. Une situation qui ne convient pas à Patrick Louis qui estime que « le pouvoir doit être au parlement français, c'est-à-dire aux élus et non aux technocrates de la commission de Bruxelles ».
Sur le plan économie, Patrick Louis appelle à une réindustrialisation de l'Europe « en établissant un protectionnisme européen ». Il prend pour exemple la France « où les entrepreneurs payent des charges, des impôts et respectent l'environnement. Ils n'ont que des obligations. Et, pendant ce temps, Bruxelles met en place un libre-échangisme inéquitable en ouvrant nos frontières à des produits fabriqués sans charge et qui polluent ». Le député européen réclame donc « une préférence communautaire en instaurant une vraie concurrence notamment avec des pays comme la Chine ».
Quant à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, c'est un « non » catégorique que lance Patrick Louis, en restant très perplexe sur la position de Nicolas Sarkozy qui se dit lui aussi opposé à l'entrée de la Turquie. « Pourquoi a-t-il fait sauter le verrou du référendum décidé par Jacques Chirac ? Pourquoi lorsqu'il était président de l'UE il n'a pas bloqué les négociations avec la Turquie ? », s'interroge Patrick Louis.
Voilà cinq ans, Patrick Louis se lançait dans le grand bain européen en menant la liste du MPF (Mouvement pour la France) dans la région Sud-Est. Après un mandat au parlement européen, sa méfiance à l'égard de l'institution, notamment de la Commission européenne, est toujours là.










