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Saint-Etienne: Patrick Louis pour une Europe qui respecte les peuples

Voilà cinq ans, Patrick Louis se lançait dans le grand bain européen en menant la liste du MPF (Mouvement pour la France) dans la région Sud-Est. Après un mandat au parlement européen, sa méfiance à l'égard de l'institution, notamment de la Commission européenne, est toujours là.

 

Ce proche de Philippe de Villiers repart donc en campagne. Cette fois-ci le MPF fait alliance avec CPNT (Chasse, pêche, nature et tradition).

 

Lors de son passage à Saint-Étienne, Patrick Louis a plaidé pour « une Europe plus démocratique, plus efficace sur le plan économique et pour une civilisation européenne ». Il est revenu sur le non au référendum sur la constitution européenne « qui n'a pas été respecté. Il est grand temps de respecter le vote des peuples ».

Aujourd'hui une bonne partie des lois votées par le parlement français est inspirée des directives européennes. Une situation qui ne convient pas à Patrick Louis qui estime que « le pouvoir doit être au parlement français, c'est-à-dire aux élus et non aux technocrates de la commission de Bruxelles ».

 

Sur le plan économie, Patrick Louis appelle à une réindustrialisation de l'Europe « en établissant un protectionnisme européen ». Il prend pour exemple la France « où les entrepreneurs payent des charges, des impôts et respectent l'environnement. Ils n'ont que des obligations. Et, pendant ce temps, Bruxelles met en place un libre-échangisme inéquitable en ouvrant nos frontières à des produits fabriqués sans charge et qui polluent ». Le député européen réclame donc « une préférence communautaire en instaurant une vraie concurrence notamment avec des pays comme la Chine ».

 

Quant à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, c'est un « non » catégorique que lance Patrick Louis, en restant très perplexe sur la position de Nicolas Sarkozy qui se dit lui aussi opposé à l'entrée de la Turquie. « Pourquoi a-t-il fait sauter le verrou du référendum décidé par Jacques Chirac ? Pourquoi lorsqu'il était président de l'UE il n'a pas bloqué les négociations avec la Turquie ? », s'interroge Patrick Louis.